Mardi 26 mai 2009 2 26 05 2009 13:36
Par Bruno Lalouette - Publié dans : société - Communauté : Vos articles nous intéresse !
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 20 mai 2009 3 20 05 2009 17:36
1- Beatrix - Königin der Niederlande
2- Sofia - Königin von Spanien
3- Konstantin - ehemaliger König von Griechenland
4- Prinz von Belgien - Mitglied des Club of Rome  
5- Joseph Ackerman - Vorstandsvorsitzende der Deutschen Bank
6- Kieth Alexander - Direktor der US National Security Agency (NSA), grösster Geheimdienst der Welt
7- Roger Altman - Vizefinanzminister unter Präsident Clinton
8- Efstratios-Georgios A. Arapoglou - Zentralbankchef Griechenland
9- Ali Babacan - Wirtschaftsminister Türkei
10- Francisco Pinto Balsemão - Portugisischer Ministerpräsident

11- Nicolas Baverez- Herausgeber Le Point Frankreich

12- Franco Bernabè - Chef von Telecom Italia

13- Xavier Bertrand - Generalsekretär der UMP Partei Frankreich

14- Nils Daniel Carl Bildt - Aussenminister Schweden
15- Jan Bgiorklount
16- Christoph Blocher - ehemaliger Bundesrat und ehemaliger Parteichef der SVP

17- Alexander Bompar Europe 1

18-Anna Boten
19- Henry Alfred Kissinger - ex-US-Sicherheitsberater und US- Aussenminister, Chef von alles
20- Juan-Luis Themprian
21- Edmunds Clark
22- Kenneth Harry Clarke - ex-Finanzminister Grossbritannien
23- Luc Cohen
24- George David
25- Richard Ntiarlav
26- Mario Draghi - Chef der italienischen Zentralbank
27- Anders Elntroup
28- John Jacob Philip Elkann - Vizepräsident des Fiat-Konzerns
29- Thomas Enders - Chef Airbus
30- José Manuel Entrecanales - Chef des Baukonzerns Acciona Spanien
31- Niall Ferguson - [Rothschild personal biographer] Professor für Wirtschaft an der Havard Business School
32- Timothy Franz Geithner - Finanzminister der USA
33- Donald Graham
34- Victor Halberstadt - Professor für Wirtschaftswissenschaften Uni Leiden
35- Ernst Chirs Ballina
36- Richard Holbrooke - Sonderbeauftragter für Pakistan und Afghanistan für Obama
37- Jaap de Hoop - NATO-Generalsekretär
38- James Logan Jones Jr. - Sicherheitsberater von Präsident Obama
39- Vernon Eulion Jordan - ehemaliger Berater von Präsident Clinton
40- Robert Kagan - US-Regierungsberater für Sicherheitspolitik, Terrorismus und den Balkan
41- Jyrki Katainen - Finanzminister Finnland
42- Mustafa Kots
43- Cohen Samiou
44- Henry Kravis - Hudson Institute
45- Marie-Josee Kravis - Hudson Institute
46- Neelie Kroes - EU-Kommissar für Wettbewerb
47- Odysseas Kyriakopoulos - Präsident des Verbandes Griechischer Industrien
48- Manuela Ferreira Leite - portugiesische Wirtschaftswissenschaftlerin und Politikerin
49- Bernarntino Leon
50- Jessica Matthews
51- Philip Meistant
52- Frank McKenna - Vizevorsitzender der TD Bank Financial Group
53- John Micklethwait - Wirtschaftsredakteur The Economist
54- Tieri Montmprian
55- Mario Monti - Präsident der Wirtschaftsuniversität Luigi Bocconi
56- Miguel Ángel Moratinos - Aussenminister Spanien
57- Craig Mundie - Chefstratege Microsoft
58- Egkil Miklempast

59- Denis Olivennes - Direktor Nouvel Observateur Frankreich

60- Frederic Oudea - Chef Societe General Bank Frankreich
61- Cem Özdemir - Bundesvorsitzender der Partei Bündnis 90/Die Grünen
62- Tommaso Padoa-Schioppa - ex-Finanzminister Italien
63- Dimitris Papalexopoulos - Chef Titan Cement Company S.A. Griechenland
64- Richard Pearl - Sicherheitsberater unter George W. Bush
65- David Petraeus - (présence à vérifier)
66- Manuel Pint
67- Robert Pritsarnt
68- Romano Prodi - ex-Ministerpräsident Italien, ex-Präsident der Europäischen Kommission
69- Heather Reisman - Chefin Indigo Books & Music Inc Kanada
70- Eivind Reiten - Generaldirektor des Petroleumskonzerns Norsk Hydro
71- Michael Ringier - Verwaltungsratspräsident der Ringier Holding AG, grösster Verlag der Schweiz
72- David Rockefeller - Banker, Gründer der Council on Foreign Relations und Trilateralen Kommission
73- Dennis Ross
74- Barnet Ruby
75- Alberto Ruiz-Gallardòn - Bürgermeister von Madrid
76- Susan Sampantzi Ntintzer
77- Intira Samarasekera
78- Rountol Solten -
79- Jürgen Schrempp - ex-Vorstandsvorsitzender der DaimlerChrysler AG
80- Pedro Solbes Mira - ex-Wirtschafts- und Finanzminister Spanien
81- Sampatzi Saraz
82- Sanata Seketa
83- Lawrence Summers - ex-Chefökonom der Weltbank, ex-Finanzminister unter Clinton, Wirtschaftsberater von Obama
84- Peter Sutherland
85- Martin Taylor
86- Peter Thiel - ex-Chef PayPal
87- Agan Ourgkout
88- Matti Vanhanen - Premieminister Finnland
89- Daniel Vasella - Chef von Novartis
90- Jeroen van der Veer - Chef Royal Dutch Shell
91- Guy Verhofstadt - ehemaliger Premierminister Belgien
92- Paul Volcker - ehemaliger Fed Chef, Wirtschaftsberater von Barack Obama
93- Jacob Wallenberg - Bankier und Grossindustrieller.
94- Marcus Wallenberg -
95- Nout Wellink - Chef der niederländischen Zentralbank, Mitglied der Europäischen Zentralbank
96- Hans Vizers -
97- Martin Wolf - Journalist der Financial Times
98- James David Wolfensohn - ehemaliger Präsident der Weltbank
99- Paul Wolfowitz - ex-Präsident der Weltbank, Berater von George W. Bush, und stellvertretender, ex-Verteidigungsminister der USA
100- Farint Zakaria - Journalist der Newsweek
101- Robert Zoellick - Präsident der Weltbank
102- Dora Bakoyannis - Aussenminister Griechenland
103- Anna Diamantopoulou - Parlamentsmitglied der PASOK Griechenland
104- I. Papathanasiou - Finanzminister Griechenland
105- G. Alogoskoufis - ehemaliger Minister Griechenland
106- George David - Präsident CocaCola Griechenland


http://alles-schallundrauch.blogspo...


Par Bruno Lalouette - Publié dans : société - Communauté : Vos articles nous intéresse !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 20 mai 2009 3 20 05 2009 16:58

Le Comité interprofessionnel du pin maritime (CIPM) que préside Christian Plantier, par ailleurs maire de Mimizan (40), va écrire à tous les maires d'Aquitaine, les invitant à ne pas organiser les prochaines élections européennes. Ceci en signe de soutien en faveur des communes sinistrées par la tempête du 24 janvier dernier et de la filière bois-forêt, qui pèse 35 000 emplois dans larégion.

En effet, 100 jours après la catastrophe, les sylviculteurs, industriels du bois et communes forestières dénoncent les lenteurs de l'État, qui tarde à publier les décrets permettant la mise en oeuvre des subventions et prêts bonifiés annoncés de longue date. Aides jugées, par ailleurs, insuffisantes.

« C'est plus un signe vers l'Europe qui n'a pas bougé depuis le mois de février que vers le gouvernement français », expliquait hier soir Bruno Lafon, trésorier du CIMP, maire de Biganos (33) et président du Centre régional de propriété forestière (CRPF).

Chaque jour, le bois s'abîme!

Le CIPM veut rappeler au ministre Michel Barnier ses promesses du l12 février dernier, lors de sa venue à Sabres, dans les Landes. Il avait annoncé des prêts bonifiés pour l'achat du bois et la mise en place des aires de stockage garantis à hauteur de 80 %.

« Or, depuis, la rumeur a plutôt évoqué un taux de 50 % », explique-t-on au Comité interprofessionnel du pin maritime. « Une couverture à 80 ou 50 %, effectivement ça change tout », commente Bruno Lafon. Sans parler des divergences d'appréciation sur la surface totale de forêt sinistrée. L'État l'estime à 150 000 hectares, l'introprofession à 223 000 hectares.

Le maire de Biganos explique ainsi qu'il n'aura pas d'autre choix que de suivre lui-même les prérogatives du comité. « J'attendrai d'être sommé de le faire pour mettre en place les élections. »

Il rappelle qu'en 1999, suite à la tempête, le maire de Saint-Magne, autre commune forestière du bassin d'Arcachon, avait, lui aussi, refusé d'organiser des élections. Ceci lui avait valu un sanction d'inéligibilité.

 

Ce matin à Mont-de-Marsan

Jean-Yves Montus, président de l'Amicale des maires de Landes, et Pierre Darmanté, président de l'Association des maires des communes forestières du département, disaient, hier soir, ne pas être informés de cette initiative.

Toutefois, Pierre Darmanté estimait que « ce n'est pas une solution ». En revanche, Guy Destenave, conseiller général et maire de Pissos, trouvait l'idée « pas mauvaise ».

Son état d'esprit est qu'il faut « faire quelque chose d'important et de médiatique si on veut se faire entendre ».

On en reparlera certainement ce matin à Mont-de-Marsan, où le Conseil général a invité l'ensemble des acteurs de la forêt à une session extrordinaire consacrée à la tempête.

http://www.webtelelibre.levillage.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1081&Itemid=66

 

C'était le 15 mai 2009, Sarkozy toujours en quête d'électeurs n'a pas tardé à réagir, à lire dans le post qui suit...

Par Bruno Lalouette - Publié dans : économie - Communauté : Vos articles nous intéresse !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 20 mai 2009 3 20 05 2009 16:31
Bois : le tarif d'achat de la cogénération doublé
(src : Elysée, Nouvel Obs, Le Monde)
Le tarif d'achat de la cogénération bois sera doubléEn visite en Alsace, Nicolas Sarkozy a annoncé une série de mesures destinées à valoriser davantage les ressources en bois du pays.


"Cet atout demeure considérablement sous-exploité", a pointé le Président. La balance extérieure de la France [dans le bois et l'ameublement] affiche un solde négatif de plus de 6 milliards d'euros en 2008. il s'agit du "deuxième poste de déficit commercial français", a-t-il ajouté.


Une situation contrastant avec la bonne santé de la ressource naturelle : depuis 1950, la forêt a vu sa superficie doubler. Or, "40% de l'accroissement naturel [..] n'est pas prélevé", a-t-il souligné. La filière bois représente en France quelques 450 000 emplois.


La filière bois devra donc s'intégrer au sein des objectifs énergétiques français et européen. Elle devra participer à hauteur d'un tiers à l'effort consistant à porter à 23% la part d'énergie renouvelable dans la consommation énergétique du pays. Pour y parvenir, ce sont "21 millions de mètres cubes de bois supplémentaires qu'il faudra sortir de nos forêts", de quoi produire l'énergie équivalente à la production de 6 centrales nucléaires.


Une série de mesures ont été annoncées afin d'atteindre ce but. En premier lieu, les tarifs d'achat de l'électricité provenant de la cogénération bois seront doublés. Ils sont actuellement de 50 euros/MWh.


Alors que 70% de la forêt française appartient à des propriétaires privés, les aides publiques et allègements fiscaux dont ils bénéficient seront conditionnés dès 2010 à l'exploitation effective du bois. L'ONF pourrait être autorisée à gérer les forêts privées non exploitées.


Par ailleurs, un fonds d'investissement stratégique sera créé, d'un budget de 20, puis 100 millions d'euros. Il sera alimenté par des aides de l'Etat, mais également et en grande partie par des groupes privés tels Eiffage ou le Crédit Agricole. Cette enveloppe servira à renforcer et restructurer les capacités de production de la filière, alors qu'aucune entreprise française de scierie ne se classe parmi les 20 premières européennes.


Parmi les autres mesures annoncées par le Président figure la suppression des permis de construire pour les travaux d'isolation, et un objectif, celui de multiplier par 10 l'utilisation du bois dans la construction.


Ce discours intervient alors que la colère monte du côté des sylviculteurs du Sud-Ouest, victimes de la tempête Klaus, qui ne voient pas venir les aides promises par le gouvernement. Jusqu'à ce week-end, où le gouvernement a publié les décrets de mise en place de 600 millions d'euros de prêts bonifiés pour renforcer les capacités de stockage du bois abattu.

Par Bruno Lalouette - Publié dans : économie - Communauté : Vos articles nous intéresse !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 20 mai 2009 3 20 05 2009 10:46

www.Tu.tv
Par Bruno Lalouette - Publié dans : politique - Communauté : Politique française
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 19 mai 2009 2 19 05 2009 12:12

Coller des Post-It pour sauver la forêt

Baptiste Roux, Cleantech Republic | 18.05.09

corps_postit_090518

Le meilleur ami des étourdis passe au « durable ». La société 3M - heureuse propriétaire de la marque Post-It - vient en effet d’annoncer la certification SFI (Sustainable Forestry Initiative) de ses petits pense-bête à coller partout. La star des fournitures de bureau est donc désormais reconnue comme ne contribuant pas à la déforestation. Un statut exemplaire qui repose principalement sur la mise en place d’un système de suivi assurant la traçabilité des produits forestiers acquis par le fabricant.

Des forêts exemplaires


« Cette certification renforce notre engagement environnemental. Nous sommes désormais capables de retracer les fibres utilisées dans la fabrication des produits Post-it, de la forêt source au produit final » explique ainsi Jack Truong, directeur général la division fournitures de bureau de 3M. Les matières premières des célèbres étiquettes jaunes sont donc désormais issues des 160 acres de forêts américaines certifiées par la SFI. Des réserves reconnues pour leurs politiques de replantation mais aussi leur bonnes pratiques en matière de qualité de l’eau, de biodiversité et de maintient les habitats fauniques.


Un atout commercial


Au-delà des déclarations vertes, le fabricant pouvait-il vraiment se passer de cette certification ? Pas sûr. « La demande pour les produits issus de forêts bien gérées est de plus en plus grande dans le monde entier » indique ainsi Kathy Abusow, chef de l’exécutif du SFI. Attirés par cette dynamique de marché, de nombreux fabricants de papeterie pourraient donc à leur tour se tourner vers une démarche de certification, emboîtant le pas à la petite étiquette jaune. Pour un objet presque trentenaire, le Post-It n’a jamais autant “collé” à son époque.

pub
Par Bruno Lalouette - Publié dans : environnement - Communauté : Vos articles nous intéresse !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 19 mai 2009 2 19 05 2009 09:16

Encore député français au Parlement européen, Paul-Marie Coûteaux ne sera pas candidat en juin. Rappelant et précisant les raisons de son retrait, il livre quelques réflexions personnelles sur le bilan et les perspectives de l’Union européenne et de la présidence Sarkozy.


Que pensez-vous de l’actuel mode de scrutin pour les élections européennes ?

Paul-Marie Coûteaux.

— Le plus grand mal. Le découpage du territoire national en grandes circonscriptions n’élimine en rien la distance entre l’élu et l’électeur. A l’évidence, il n’eut d’autres buts que d’empêcher la constitution de grandes listes nationales unitaires comme celles de 1989, lorsque la liste souverainiste (Pasqua-Villiers-Garaud) arriva en deuxième position, chose inadmissible pour les grands partis...


Le meilleur mode de désignation, à mes yeux du moins, est celui qui a prévalu jusqu’en 1979, quand des parlementaires nationaux se réunissaient quelques jours chaque mois à Strasbourg. Ils gardaient alors une relation avec les parlements nationaux, où ils siégeaient à titre principal, assurant un lien entre lui et les institutions européennes, de même qu’ils gardaient un lien avec leurs électeurs — en bref, avec la Nation. Dans le mode de scrutin actuel, les parlementaires européens sont complètement déracinés, et ce sont d’ailleurs pour la plupart soit des idéologues de la supra-nationalité, soit des recasés qui ne font pas grand chose et ne rendent jamais aucun compte de rien, sans lien avec grand monde. Ce sera pire dans les années à venir puisqu’ils ne seront même plus rémunérés par l’une des assemblées du parlement national, ce qui est le cas actuellement (c’est pourquoi j’ai toujours dit que j’étais « député français au parlement européen » et non « député européen » puisque, mis à part les défraiements, je n’ai de lien financier qu’avec le Sénat de la République) ; hélas, les indemnités parlementaires seront désormais versées par le budget de l’UE, conformément à un statut propre de « député européen » dont l’adoption est annoncée pour l’an prochain… Cette perspective d’intégration supplémentaire dans la machine supranationale ne me paraît pas insignifiante…


Vous avez déclaré que vous formeriez une liste en Île-de-France, à côté de celle de Libertas, avec qui vous avez rompu, et de celle de Debout la République, avec qui vous n’avez pas trouvé d’accord. Ne pensez-vous pas que l’émiettement des voix gaullistes, républicaines et souverainistes soit le meilleur moyen pour ne pas avoir de représentant au Parlement européen ?


P-M. C.
— Cette dispersion est ridicule ; d’ailleurs, si j’ai certes été candidat indépendant pendant quelques semaines, ce fut surtout pour « garder la parole » et bien marquer que le député sortant que je suis n’accepte pas la guerre des grands chefs, ni la façon dont ils concevaient la campagne électorale dans l’oubli quasi-complet de la souveraineté, le seul lien qui pourtant pouvait réunir tout le monde ; surtout, j’entends protester contre leur intégration, l’un et l’autre, dans des mouvement pan-européens, Libertas pour Phillipe de Villiers, EUdémocrats pour Nicolas Dupont-Aignan, autre mouvement qui se veut « européen », fondé d’ailleurs par celui qui est actuellement l’actuel secrétaire général de Libertas-Europe , M. Bonde — lequel a exaspéré la plupart des membres de mon groupe, quand il en était co-président, par son « esprit de compromis » avec la machine supra-nationale, et dont nous avons fini par nous passer. EUdémocrats et Libertas, c’est le même monde, celui des réformistes européens qui sont eux aussi installés à Bruxelles, vivent des subsides de Bruxelles, ou d’autres, et qui s’en trouvent fort bien : c’est ainsi que l’on finit par faire campagne pour « un autre traité européen » (Dupont-Aignan), ou pour la défense du fromage et du vin rosé (Villiers) ; ces messieurs n’imaginaient pas que je puisse mener une liste en Île-de-France sur de telles lignes, ni ne souhaitaient sans doute que je sois réélu, surtout si, ce faisant, je débordais leurs petits appareils…


Depuis des mois, d’ailleurs, je n’ai cessé de répéter que je concevais ma candidature uniquement dans un esprit d’unité strictement souverainiste, lequel a animé toute mon action — c’est notamment le cas, éloquent, de notre journal L’Indépendance, « ouvert aux souverainistes de tous horizons » selon sa formule, qui n’est certes pas un vain mot. Pendant des mois et des mois, je n’ai pas cessé de faire le lien entre Philippe de Villiers, Nicolas Dupont-Aignan et certains autres — à mes risques et périls d’ailleurs. Je savais bien que cette union ne pouvait se faire que sur le plus petit commun dénominateur, la souveraineté nationale et populaire — point commun qui d’ailleurs, m’aurait amplement suffit. Mais la confusion des discours « réformistes », incroyablement tortueux (chacun a son contre-traité…), et le rôle des « égos », peut-être naturel s’agissant de personnages qui n’ont pas d’autre mode d’existence que la politique et qui pour cette raison sont noyés dans des stratégies solitaires…, furent tels que la division devint finalement inévitable.


Au risque de me répéter, j’insiste sur ce fait, que personne ne semble mesurer : la division est inscrite dans l’oubli de la souveraineté. Notre unité n’est possible que si nous osons formuler clairement ce point de communion. S’agissant d’élections au parlement européen, il me paraît superflu d’aller plus loin en fait de « programme », puisque le parlement européen n’est nullement chargé de mener une politique autonome. Tout « programme » ou « projet pour une autre Europe », outre qu’il divise nécessairement, est de toutes façons, lors de ces élections, hors de propos…


Qu’est-ce qui, précisément, a fait achopper votre candidature en Île-de-France sous la bannière de Debout la République ?


P-M.C.
— Il est vrai que Nicolas Dupont-Aignan m’a proposé début mars la tête de liste en Île-de-France ; mais il refusait que nous composions la liste ensemble (tout en me demandant de la financer presque entièrement) ; surtout, je crois qu’il se méfiait de ce qu’il appelait ma « radicalité », me demandant de ne pas utiliser le mot souverainisme (le mot « France », j’imagine, m’était à la rigueur autorisé...) exigeant de moi « un discours lisse », c’est-à-dire n’insistant pas sur la nécessité de la souveraineté. Au surcroît, je ne suis pas persuadé du bien fondé d’un « contre-traité européen » : j’aurais pu passer là-dessus, puisque le Parlement européen n’est pas chargé de préparer des traités. Je ne demandais qu’une chose : que l’on s’en tienne à cette évidence, qui, d’ailleurs, pouvait faire l’unité assez largement : en fait d’Europe, comme en bien d’autres sujets, rien n’est possible tant qu’il n’est pas posé fermement que les Français sont seuls responsables de la France.


Après bien des tergiversations, hésitations et contradictions, Nicolas Dupont-Aignan m’a finalement proposé d’être tête de liste dans le grand-Ouest où, cette fois, j’avais entièrement carte blanche : j’ai alors compris que c’était probablement ce qu’il avait en tête dès le début, ce qui n’était d’ailleurs point très honnête. Accepter cette circonscription, c’était m’opposer de front à Philippe de Villiers et paraître régler mes comptes sur le mode politicien, chose inconvenante. Il m’a ensuite proposé la troisième place en Île-de-France — assortie d’une promesse écrite, par les deux premiers de liste, de démissionner au bout d’un an de mandat. J’ai refusé toutes ces combinaisons, aussi embrouillées sur la forme qu’elles l’étaient sur le fond.


J’ai d’ailleurs refusé d’autres propositions. Le tableau des défenseurs de la souveraineté nationale et populaire étant décidément exécrable cette fois-ci, je préfère passer mon tour. Dans l’état actuel de confusion, de divisions, et finalement de trahison de nos électeurs, beaucoup plus radicaux que ces petits messieurs n’osent le voir, je ne leur prédit d’ailleurs pas grand succès…


Comment expliquez-vous, plus largement, l’absence totale de débat, non seulement en France mais dans bien d’autres pays européens ? Quel intérêt les partis dominants peuvent-ils trouver à une abstention record telle qu’elle s’annonce ?


P-M.C.
— Ils n’ont pas spécialement intérêt à une abstention massive ; ce qu’ils veulent, c’est avant tout qu’il n’y ait pas de débat sur l’Europe. Pour les supranationaux de tout poil, qui savent bien que les peuples restent attachés à leur patrie, l’obsession est toujours la même : construire leurs échafaudages dans leur dos, dans le plus grand silence possible. Pour cela, pas de débat et surtout pas d’informations — l’absence d’information est d’ailleurs sidérante s’agissant d’une des entreprises majeures de notre époque. Certes, on pourrait croire que la chape de silence ne saurait tenir en période de campagne européenne. Or, il n’en est rien : le Système a pris soin de prévenir sur tous les tons, depuis des semaines que « ces élections n’intéressaient pas les Français » ; le procédé est simple : on répète aux gens qu’ils ne s’intéressent pas au sujet, ce faisant on ne fournit aucune information, le brouillard reste épais, et l’abstention massive assurée. Le tour est joué ! Une seule fois, il y eut une saison d’information et de débat : en 2005, lors du référendum sur la Constitution, et les oligarques ont vu le résultat ; ils ne recommenceront pas de sitôt.


Y a-t-il tout de même des domaines dans lesquels, depuis quelques années, l’Europe a fait des progrès ?

P-M.C.

— Elle a fait un grand progrès, du moins aux yeux de ses thuriféraires : elle a beaucoup avancé dans l’atlantisme. Les institutions de l’UE sont de plus en plus liées à Washington, pénétrées et manipulées, via l’OTAN ou par d’autres biais. Ce « progrès » n’est qu’un retour à ce qui prévalait dans les années 50, où les Etats-Unis œuvraient de toutes leurs forces à la « construction européenne », notamment lors de la signature du traité Monnet, dit « de Rome ». A quoi le général de Gaulle avait réussi à mettre un coup d’arrêt, hélas bien provisoire. Une différence cependant : la langue française, dominante dans les années 50, et jusque dans les années 80 s’est étiolée ensuite pour se laisser lentement marginaliser, notamment depuis le « grand élargissement » de 2004.

L’UE a aussi fait des progrès dans la propagande, progrès si net que celle-ci finit par passer inaperçue, ce qui est le signe d’une propagande accomplie. Je ne vois guère d’autres progrès, l’élargissement ne pouvant en être un, certes précieux, que s’il n’inclut pas les pays du Centre et de l’Est européen dans une mécanique qui nie à nouveau leur souveraineté, en somme les annihile — et s’il n’est pas conçu, comme aujourd’hui, comme un moyen de tenir la Russie à l’écart de l’Europe, alors qu’elle en est une des parties les plus précieuses, et les plus prometteuses pour l’avenir — ne serait-ce que pour secouer la tutelle atlantique.


Comment voyez-vous l’Europe dans dix ans ?


P-M.C.
— C’est très simple : l’Europe est la zone du monde où la croissance est la plus faible, qui se protège le moins et qui doute le plus d’elle-même. Ce qu’il est convenu d’appeler « la crise » accélère son déclassement industriel, mais aussi diplomatique, notamment à la faveur de l’opération de charme d’Obama qui parait être le grand sauveur autour duquel les autres pignons sont invités à se replier. Par dessus tout déclassement militaire, ce qui est le plus grave à long terme. De toutes façons, ladite « crise » s’inscrit dans la succession d’autres crises de plus en plus difficiles à résoudre, pour une raison simple : c’est que l’instrument politique permettant d’y répondre efficacement s’évapore peu à peu. C’est le grand crime de l’UE, qui arrache aux Etats des pouvoirs, une capacité politique qu’elle n’assume pas pour autant, notamment parce qu’elle n’en a pas la légitimité suffisante. J’ai toujours dit que cette affaire n’était pas un jeu à somme nulle : dans ces fameux transferts de compétences, beaucoup de pouvoir politique. C’est en cela que l’UE chloroforme l’Europe, l’empêche de réagir, et la tue à petits feux. Nos capacités de réponse collectives allant diminuant, les crises se multiplient, se prolongent, s’aggravent, en sorte que nous devrons bien tôt accepter de parler de décadence européenne. Ce n’est pas une fatalité, c’est la conséquence de la dissolution lente du politique, en Europe beaucoup plus qu’ailleurs.


Quel est, selon vous, le principal enjeu du scrutin de juin ?


P-M.C.
— Je n’en vois guère qui soit capital puisque, contrairement à ce que prétendent les europhiles, ce n’est pas au Parlement européen que se décide l’essentiel de « l’Europe ». L’essentiel se fera ou ne se fera pas entre quelques Etats — entre deux ou trois grands Etats. Peut-être peut-on espérer que les députés plus ou moins eurosceptiques, qui sont actuellement une trentaine, seront une cinquantaine, ce qui certes ne serait pas mal ; mais d’une part je ne vois guère qu’on en prenne le chemin — et d’autant moins que le futur groupe Libertas aura à sa tête un europhile irlando-atlantiste ; d’autre part, il y aura dans la prochaine législature près de huit cents députés : il faudrait donc multiplier nos effectifs non par deux mais par quinze pour obtenir la majorité au parlement, ce que ladite Libertas claironne comme un objectif, évidemment trompeur…


Vous avez pris très fermement position contre le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN. Notre pays n’avait-il pas déjà fait l’essentiel du chemin depuis vingt ans ? Elle est déjà engagée dans des opérations de l’OTAN et, inversement, elle ne sera pas plus forcée qu’un autre État membre à suivre de manière inconditionnelle les volontés américaines...


P-M.C.
— Je sais bien que, depuis Valéry Giscard d’Estaing, le poids de la politique américaine sur notre Etat (et pas seulement notre diplomatie et notre défense) pèse sans cesse davantage ; cela continuera à mesure que nous ne croyons plus à nous même, à la mission de la France dans le monde. Le moyen de dire non quand nous ne saurons plus qui nous sommes ?


Si vous deviez porter une action au crédit de Nicolas Sarkozy, quelle serait-elle ?


P-M.C.
— La tentative d’« Union méditerranéenne » était assez bien vue ; hélas, ce qu’elle a montré surtout, c’est le rôle que jouait l’Europe et notamment l’Allemagne dans notre politique : aux yeux de tous, et notamment des capitales méditerranéennes, il est désormais évident que notre politique n’est plus indépendante. Joli résultat — pour les Etats-Unis, en particulier, dont la France fut jusqu’à présent le grand challenger en Méditerranée. Par ailleurs, il y a quelques mesures qui ne m’ont pas déplu, dans l’ordre économique et social mais aussi dans l’ordre culturel (par exemple la suppression de la publicité dans le service public audiovisuel, aux motifs certes équivoques) ; mais ce n’est pas là qu’est à mon avis l’essentiel. L’essentiel est dans le fait que la France, comme Etat, Nation et civilisation soit indépendante ou non : le Gouverneur Sarkozy a choisi de la faire entrer dans les rangs de l’Empire, à tous points de vue : ce crime contre l’histoire de France, rien ne saurait le racheter.

http://www.revue-republicaine.fr/spip.php?article1739

Par Bruno Lalouette - Publié dans : politique - Communauté : Politique française
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles

Bouquinerie






 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 





Vidéo wall
de Paul-marie Coûteaux
Président du R.I.F


overblog

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus